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Quelques règles de syntaxe et d’orthographe

La syntaxe et l’orthographe : le respect de la langue française

La syntaxe est l’ensemble des règles grammaticales qui s’appliquent à la phrase. Le respect de la syntaxe et de l’orthographe ne constitue pas seulement un gage de maîtrise de la langue française, il participe également de la construction du sens de vos propos. Une phrase bien construite est plus compréhensible pour votre lecteur-examinateur. Dans le cadre de la rédaction d’un mémoire, rapport de stage, d’une thèse ou de quelconque travail de fin d’études, SCRIPTOR vous donne quelques conseils.

La phrase

Il existe différentes formes de phrase :

-       La phrase affirmative : Il s’agit d’assertions. La plupart des phrases que nous émettons, à l’écrit comme à l’oral, sont affirmatives.

-       La phrase négative : La négation s’exprime par « ne… pas », « ne… jamais », « ne… plus », etc. L’erreur la plus fréquente est l’omission du premier item de la négation, surtout dans les expressions dont on n’entend pas la négation à l’oral. Par exemple : « on observe pas » au lieu de « on n’observe pas ». Faites donc attention à la formulation de vos phrases négatives.

-       La phrase interrogative : Elle exprime une interrogation directe ou indirecte :

o   Interrogation directe : la phrase prend alors un point d’interrogation finale. Par exemple : « Les lois sont-elles justes ? » ou encore « Est-ce que les lois sont justes ? » Attention à ne pas combiner les deux formules interrogatives comme : « Est-ce que les lois sont-elles justes ? », qui constitue une faute.

o   Interrogation indirecte : la phrase introduit un verbe interrogateur et ne prend pas de point d’interrogation finale. Par exemple : « Nous nous demandons si les lois sont justes. » Dans un mémoire, privilégiez les formulations directes, plus objectives et précises que les formules indirectes.

-       La phrase exclamative : Elle marque l’expressivité, l’émotion et se termine par un point d’exclamation. Emprunte de subjectivité, elle est à proscrire dans le cadre d’un travail universitaire.

Il existe par ailleurs deux types de phrases :

-       La phrase simple : Elle présente une structure composée d’un seul verbe. Par exemple : « Notre étude porte sur le recyclage des déchets. »

-       La phrase complexe : Elle présente une structure composée de plusieurs phrases simples, donc de plusieurs verbes. Chaque portion de phrase est reliée à l’autre par une conjonction de coordination (mais, où, et, donc, or, ni, car) ou un pronom relatif (qui, que, etc.). Par exemple : « Notre étude qui porte sur le recyclage des déchets et a été réalisé en Janvier 2020 alors que des grèves émaillaient le pays. »

Privilégiez les phrases simples. Ce n’est pas parce qu’elles sont simples qu’elles sont simplistes. Le risque de fautes d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire est plus élevé lorsque vous rédigez des phrases complexes. De plus, la longueur de la phrase risque de faire perdre le fil à votre lecteur.

Le temps des verbes

La langue française n’est pas avare en matière de conjugaison. Les modes et temps sont nombreux et ont une utilité spécifique.

Dans un travail universitaire le présent de l’indicatif est recommandé. Ce temps apporte une neutralité et une dynamique à votre écrit.

Par exemple : Il vaut mieux écrire : « L’objectif de l’étude est de comprendre l’impact des mesures fiscales » plutôt que « l’objectif de l’étude a été de comprendre l’impact des mesures fiscale » ou encore « L’objectif de l’étude sera de comprendre l’impact des mesures fiscales. »

Par ailleurs, le présent de l’indicatif est le temps le mieux maîtrisé, il vous permettra d’éviter des fautes de conjugaison inutiles.

Si vous avez un doute sur la conjugaison d’un verbe, vous pouvez consulter des Sites spécialisés comme : https://bescherelle.com/

La narration

Une question qui se pose fréquemment lors de la rédaction est la suivante : à quelle personne dois-je rédiger mon mémoire ? La première personne du singulier « je », la première personne du pluriel « nous », en utilisant « on ».

Nous vous conseillons d’utiliser la première personne du pluriel « nous », moins personnel et subjectif que le « je » et moins familier que le « on ».

De plus, essayer d’adopter un style impersonnel en formulant vos phrases sans pronom. Par exemple, au lieu de : « Nous préconisons l’emploi d’un dictionnaire », préférez des tournures sous la forme suivante : « L’emploi d’un dictionnaire est préconisé. »

Les sigles

Les sigles sont les abréviations de plusieurs mots par l’utilisation de leurs premières lettres comme « l’INSEE ».

Il est préconisé de rédiger la formulation complète lors du premier usage du sigle, puis d’utiliser uniquement le sigle dans le reste du texte.

Les points entre les lettres n’est pas obligatoire (ONU et non O.N.U).

De plus, l’ensemble des sigles présents au sein de votre document doit apparaître avec leur signification complète au sein d’un glossaire en début du document.

Les mots en langue étrangère

Les mots, expressions en langue étrangère doivent être écrits en italique, y compris les expressions latines comme « a priori », « a posteriori ».

Privilégiez le français mais si une expression est communément utilisée dans une autre langue ou n’a pas de réel équivalent en français, conservez l’expression dans la langue étrangère. Par exemple : la business intelligence, une start-up, etc.