Mascotte de scriptor

 

Comment construire un plan de mémoire cohérent ?

Précisons le d’emblée, chaque plan est spécifique au sujet choisi. Le plan est fondamental, il est le squelette de votre mémoire et reflète l’organisation de votre réflexion.

Il doit être :

  • logique et cohérent: il répond à un cheminement intellectuel. Chaque partie doit découler de la précédente suivant une articulation logique (Cause → Conséquence ; Observation → Réflexion…).
  • simple à comprendre : il ne doit pas être tortueux avec des titres incompréhensibles. On doit savoir à la lecture du plan, d’où vous venez et où vous souhaitez aboutir. Ce n’est pas parce que le plan est simple que les idées qui y sont développées ne sont pas complexes.
  • équilibré : le plan de mémoire s’organise en deux ou trois parties. Il faut essayer d’équilibrer les parties. Si en établissant le plan, vous constatez que votre dernière partie sera deux fois moins étayée que les précédentes c’est que le plan n’est pas bon.

Différents types de plan

Il existe différents types de plan qui répondent à des enjeux et des formations différentes. C’est la nature de votre recherche et de votre formation qui vous orientera vers tel ou tel type de plan.

On présentera ici quelques exemples de plan :

Le plan scientifique : Analyse des faits, Hypothèses, vérifications, préconisations. C’est le type de plan majoritairement adopté dans le cas des mémoires opérationnels. Il consiste tout d’abord en une présentation et confrontation des différents concepts théoriques en jeu, puis une proposition des hypothèses de recherche, enfin une vérification par une méthodologie d’enquête adéquate afin d’en tirer des conclusions à partir de l’analyse des résultats récoltés.

Le plan dialectique : Thèse, antithèse, synthèse.

Le plan thématique : Le plan met en lumière les différents aspects d’un sujet. Chaque partie du plan répond à la problématique en considération d’une facette du sujet, d’un angle d’analyse.

Le plan de discussion : Il est constitué en deux parties : la partie « pour », la partie « contre ».

Le plan diagnostic : Souvent utilisé dans le cadre d’un rapport de stage mémoire. Une première partie peint la situation, le contexte et soulève une problématique, la deuxième partie propose des solutions et la troisième partie analyse le résultat des préconisations et en dresse le bilan.

L’articulation des parties

Le plan doit suivre une architecture précise.

Par exemple :

Introduction

1) Première partie

                1.1) Sous-partie 1

                               1.1.1) Sous sous-partie 1

                               1.1.2) Sous sous-partie 2

                1.2) Sous-partie 2

                               1.2.1) Sous sous-partie 1

                               1.2.2) Sous sous-partie 2

2) Seconde partie

                2.1) Sous-partie 1

                               2.1.1) Sous sous-partie 1

                               2.1.2) Sous sous-partie 2

                2.2) Sous-partie 2

                               2.2.1) Sous sous-partie 1

                               2.2.2) Sous sous-partie 2

Conclusion

Les parties du mémoire doivent s’articuler entre elles suivant un lien logique. Une fois une partie terminée, il ne s’agit pas de passer à autre chose dans la partie suivante. La partie suivante doit correspondre à la suite logique de la partie précédente.

Dans le cadre d’un mémoire opérationnel :

  • la première partie doit être théorique :
    • la première sous-partie doit définir les concepts clés du sujet
    • la deuxième sous-partie doit confronter les points de vue des auteurs sur la question
    • la troisième sous-partie doit proposer des hypothèses de recherche, qui sont des pistes de réponses à la problématique posée.
  • la seconde partie est empirique, opérationnelle :
    • la première sous-partie doit proposer une méthodologie de recherche (enquête qualitative ou quantitative)
    • la seconde sous-partie se focalise sur l’analyse des résultats
    • la troisième sous-partie est consacrée à l’interprétation des résultats.

Comment démarrer la construction du plan ?

La construction du plan se fait progressivement et relève d’un processus itératif (avec de fréquents retours en arrière) :

  1. la première étape est de rassembler un maximum d’informations sur le sujet concerné. Ces premières lectures vont vous permettre de dresser de grandes idées relatives à votre sujet.
  2. Notez en vrac sur une feuille toutes les idées qui vous viennent à l’esprit.
  3. Déterminez si pour chaque idée vous avez suffisamment de matière pour en percevoir les tenants et aboutissants. Si tel n’est pas le cas, faites de nouvelles recherches documentaires sur une notion plus précise.
  4. Rassemblez les idées. Notez chaque idée sur une feuille séparément et sur chaque feuille notez des sous-idées.
  5. Classez, catégorisez ces sous-idées (par thématiques, par auteurs ou par définitions, enquêtes de terrain, dimension économique, dimension sociologique, dimension psychologique, dimension politique…).
  6. Etablissez des transitions logiques entre toutes ces idées et sous-idées.
  7. Reproduisez l’ensemble sous forme de schéma comme expliqué précédemment. Vos idées deviennent des parties et vos sous-idées des sous-parties…
  8. Estimez le nombre de pages par partie et veillez à l’équilibre global du plan.
  9. Veillez à ce que chacune de vos parties et sous-parties répondent d’une certaine manière à la problématique. Si ce n’est pas le cas, modifiez vos parties ou bien reformulez votre problématique.
  10. Faites corriger votre plan par votre tuteur de mémoire ou par un tiers. Ce dernier s’il ne connaît pas votre sujet d’étude vous dira s’il comprend où vous voulez en venir. C’est donc intéressant pour vous d’avoir l’avis d’un profane.